Webcams et objets connectés: risques et précautions

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En novembre 2014, des milliers d’accès à des webcams privées ou publiques ont été divulgués par des pirates. En cause leurs fonctionnalités de contrôle à distance, qui n’étaient pas correctement protégées.

Les images ont été diffusées en temps réel sur un site internet contenant des liens actifs vers de multiples webcams, moniteurs bébés et caméras de surveillance. Les images montraient des salons privés, des chambres pour enfants, des cours intérieures privées, des salles de gymnastique, les intérieurs de magasins, etc.

Ce cas récent n’est pas unique. En 2013, des articles de presse ont relaté le cas d’une personne qui a piraté le réseau Wi-Fi d’une famille aux États-Unis et qui a pris le contrôle de la caméra bébé installée dans la chambre du nourrisson.  À travers cette « baby cam », l’inconnu a parlé au bébé à voix haute en lui adressant des insultes. Les parents étaient choqués.

La problématique ne se limite toutefois pas seulement aux webcams. N’importe quel objet connecté à l’Internet est potentiellement piratable. Ceci est inquiétant si on considère que le marché de l’Internet des objets est en pleine expansion.

L’internet des objets désigne une infrastructure dans laquelle des milliards de puces sont intégrées dans des objets quotidiens qui ont été conçus pour enregistrer, traiter, conserver et transférer des données et interagir avec d’autres objets ou systèmes par un réseau. Il s’agit de téléviseurs, d’électroménager, de vêtements, de voitures, de machines à laver, de réfrigérateurs et d’autres accessoires intelligents.

On estime que le monde compte déjà 15 milliards de “choses” connectées à l’Internet contre 4 milliards en 2010. Et selon ses projections, ce chiffre devrait passer à 80 milliards en 2020.

CNPD

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